• 22-Le « Quotidien » et son credo

    Lors de sa création, en 1976, le Quotidien se voulait « un journal ouvert sur l’ensemble de la société réunionnaise et soucieux de participer à la vie et au développement de notre île » (sic).

    Cette profession de foi n’incluait pas le devoir d’information et la lutte contre la corruption, par l’écrit honnête…

     

    Comparé à « Var-Matin », le petit dernier de la presse écrite locale est un bijou ; l’image est plus que trompeuse : le Quotidien peut rivaliser avec « Var-Matin » -  et avec son concurrent, le JIR -  pour son entière loyauté aux ripoux du département et par son absolue discrétion sur les sujets sensibles-peï…

    Dans l’affaire qui m’occupe (La construction sans Permis de construire, la fraude fiscale qui va avec et l’incroyable discrimination administrative que cela représente.) le Quotidien a  adopté la même attitude que le JIR en matière d’Omerta ; mais avec, une plus grande hypocrisie, une malhonnêteté encore plus lourde, de la même nature que celle de « Freedom » ; allant jusqu’à s’« indigner » des « muselages » de presse  chez nos voisins  mauriciens et malgaches !!

     

    Je voudrais, à ce propos, vous donner un exemple, un seul :

    Dès le début de mon combat, nombre de « bonnes personnes » sont venues me dire que je n’avais pas la bonne façon d’interpeller mon monde. (Sous- entendu : « C’est pour ça que vous n’obtenez aucun résultat. ») Parmi elles, Bernard GROLLIER, correspondant local du « POINT ». Lequel GROLLIER me fait, un jour, une surprenante proposition : Il rédige à ma place – de façon bien comme il faut... – un Courrier des Lecteurs sur l’affaire GRONDIN/VICTORIA/ etc… et, il se fait fort de le voir publié…sous ma signature !! Ah !? Mais rien ne m’interdis d’avoir un « nègre », n’est-ce-pas ? Marché conclu ! Et, sous le titre : « Construction : La fraude et l’omerta » je propose ledit courrier (rédigé par Grollier) aux médias locaux et, ô miracle !, le voilà  publié par les deux journaux – JIR et QUOTIDIEN – le 29 Décembre 2008 ! – Après  3 ans de silence mafieux…

     

    Voilà ci-joint le texte – tel que rédigé par Bernard  GROLLIER – dont l’original a été transmis, par mes soins, le 27 Décembre 2008, à la presse locale :

        

    Construction : la fraude et l’omerta.

     

    Un silence assourdissant couvre un scandale permanent dans notre île : celui des « arrangements » qui caractérisent un grand nombre d’opérations de construction.

    Bien sûr, cette corruption rampante est plus difficile à dénoncer que les malversations à plusieurs centaines de millions d’euros qui font la une de nos journaux.  Les affaires dont je veux parler sont « municipales », elles  concernent essentiellement des particuliers, les sommes en jeu sont à leur échelle.

    Ce n’est pas une raison pour se taire !

    J’accepte d’autant moins cette omerta que j’en suis victime. Voici un bref rappel des faits :

    En décembre 2005, mon voisin le plus proche, dans le quartier de Bellepierre, démarre la construction d’un petit immeuble, sans permis de construire. Je n’ai pas de relations, ni bonnes ni mauvaises, avec cet individu, mais je viens alors de vivre une expérience  éprouvante avec le service de l’urbanisme de Saint-Denis, à l’occasion de la reconstruction à l’identique de ma propre maison. L’extrême rigueur dont a fait preuve ce service à mon égard me laisse penser qu’il ne saura tolérer une construction illégale. Las ! Malgré de multiples relances de ma part, la mairie n’intervient pas. En avril 2006, un article de presse relate l’affaire. Le service de l’urbanisme daigne alors venir constater les faits et quelques jours plus tard un arrêté municipal impose l’arrêt des travaux. Il apparaît que mon voisin avait déposé une demande de permis de construire en décembre 2005, et qu’il était tellement sûr de l’obtenir qu’il avait lancé les travaux sans attendre. En mai 2006,sa demande est rejetée , tant le projet est incohérent. Mais le 27 décembre 2006, un nouveau permis de construire est accordé, avalisant (de quel droit ?) les travaux déjà réalisés. Indignée, je saisis la Justice : mes requêtes sont rejetées. Révoltée, j’imprime des tracts, j’alerte diverses autorités, en vain. Et, d’accusatrice, je deviens accusée…  La mairie (René-Paul Victoria, son 2ème adjoint, le service de l’urbanisme) m’attaque en diffamation.

     

    Les détails de ce parcours judiciaire seraient trop long à raconter, mais sachez que pour avoir dénoncé un fait illégal, la « justice » a cru devoir me condamner à payer un total de  4 500 euros d’amendes. Sachez également que les magistrats de la place (ainsi que la plupart des détenteurs d’une parcelle de pouvoir dans cette île), se montrent particulièrement agacés par mon insistance à refuser l’inacceptable.

     

    Mon voisin a maintenant terminé sa construction. Et réclame le droit d’entrer chez moi pour crépir la façade hideuse qui se dresse désormais sur trois niveaux au ras de mon jardin ! Il va sans dire que je refuserai jusqu’au bout cette ultime humiliation et je continue à réclamer une expertise judiciaire  qui ne manquera pas de souligner les nombreuses irrégularités de cette opération immobilière.

     

    Je précise que je suis âgée de 72 ans. J’emploie toute mon énergie, depuis trois ans, à tenter de faire valoir le droit. J’ai pour l’instant échoué mais je refuse toute idée de résignation. Seule, j’ai le plus grand mal à me faire entendre. Sans doute nombre d’entre vous ont-ils été témoins ou victimes de faits similaires. Je vous invite à rompre le silence,  à témoigner, à alerter la presse.

     

    Peut-être, alors, la Justice fera-t-elle davantage son travail ?

     

    Juliette Pavard, Saint-Denis le 27 Décembre 2008

     

     DESTINATAIRES : Presse écrite : JIR, Quotidien, Visu, Témoignages, Agri-Mag, Le Mémento, l’Écho Austral, L’Économie de la Réunion, Réussir. Télévisions : RFO, Antenne Réunion. Radios : RFO, Freedom, Radio Festival, Radio Arc en Ciel, Exo-FM., Zinfos 974.                                               

     

    Sauf que la prose de Bernard GROLLIER – déjà bien mollassonne – a encore été édulcorée, en « missouk », par les deux titres afin de bien tromper les lecteurs, non informés de ces amputations… (je crois utile d’ajouter que ceux qui me connaissent n’ont pas été dupes de cette supercherie : « ce n’est pas toi qui a écrit ça ! »…)

     

    *POUR LE JIR : le 1er paragraphe a disparu, en toute discrétion… (J’ai oublié qui était le Rédacteur en chef de l’époque…)

     

    *POUR LE QUOTIDIEN : le mot « CONSTRUCTION » du titre a été oublié – tiens ! Pourquoi ??

    Mais, de prime abord, le texte semble entier ; de prime abord ! En réalité, le texte a été complètement mité par quinze traitreuses soustractions ; quinze !,  allant d’un mot à des phrases entières, soigneusement choisies ; sans l’obligatoire signe conventionnel – (…) – le  signalant aux lecteurs et… au rédacteur…

     

    Cela se passait sous l’ère de Pascal BAUDOIN, Rédacteur en chef… lequel sévit actuellement dans la Meuse ; les meusiens ne semblent pas très rassurés quant à son honnêteté…

     

    Après cela, je vous propose deux illustrations des mœurs de ces défenseurs de la « ligne éditoriale » spécifique au pays de Réunion :  

     

    *POUR Pascal BAUDOIN, Rédacteur en chef du Quotidien : j’exhume, ci-après, l’originale « réponse » que l’individu a osé faire à mes interpellations. (Courrier reçu de P. Baudoin, en date du 09 Octobre 2008)

     

                                                 lettre baudion

     

     NB : pour lire le texte intégral cliquez sur l'image ci-contre

     

     

    *Et ma réplique du 28 Octobre 2008…

     

                                               replique

     

     NB : pour lire le texte intégral cliquez sur l'image ci-contre

     

     

    *POUR Thierry DURIGNEUX, Rédacteur en chef du quotidien :

     Interpellé à son tour sur son devoir d’information, Monsieur DURIGNEUX manifeste la même grossière lâcheté que son prédécesseur. Mais le vent a tourné et l’intimidation semble avoir changé de camp : j’ai eu le délicat plaisir de bouleverser ce personnage – habitué, comme tous les autres, au confort de la servitude-peï – en le ridiculisant. (Courrier des lecteurs : « Juliette CARANTA-PAVARD à Thierry DURIGNEUX, Rédacteur en chef du Quotidien. »- ZINFOS 974 du 20 Mars 2012.)

                                                                                                                                                        

     

     

    *Je présente ci-joint l’objet du délit : soit, en premier l’original tel qu’il a été publié au Courrier des lecteurs de Zinfos, le 20 Mars 2012 à 14h39 ;  J’ai dû faire un petit bricolage,  signalé par les caractères en rouge : «  TOUJOURS LE PANTALON SUR LES SOULIERS, THIERRY…Ah ! » ; Le deuxième exemplaire est celui qui a été amputé de la fameuse phrase du « pantalon », toujours présent aux archives de ZINFOS 974. 

                         pantalon

     

    NB : pour lire le texte intégral cliquez sur l'image ci-contre 

     

     

     

    *Suivent les commentaires que j’ai ajoutés à mon courrier du 20 Mars 2012 :                        

     Celui du 07 Avril 2012 à 11h10 : Thierry, vous venez de me raccrocher brutalement au nez… (Je me suis pourtant présentée poliment à vous : je voulais juste connaître le nom d’un journaliste qui, contrairement à moi, n’ose pas signer ses écrits en clair.)

    Je vois que, comme à l’accoutumée, vous n’appréciez pas mes écrits ; surtout les centaines qui ont été faxés au Quotidien, depuis le début de l’affaire Hilaire, David et Karine G. / Victoria / Annette, en 2007 ; au point de déléguer le journaleux-syndicaliste  Yannick BERNARDEAU à venir – chez moi ! – me conseiller de cesser ces envois, étant donné que vous les mettiez systématiquement à la poubelle…

    Comment se fait-il que vous soyez si sensible, alors que je ne fais que parler de votre pantalon, moi ??

     

    *Juste après ce « contact » avec DURIGNEUX, je découvre que le « Toujours le pantalon sur les souliers, Thierry… Ah ! »  a disparu de mon courrier du 20 Mars 2012…

     

    °Celui du 07 Avril 2012 à 13h55 : Thierry, je viens de découvrir que  Zinfos a supprimé la dernière phrase relative à votre pantalon ! Votre fureur de ce matin m’a signalé que j’avais visé juste ; et vous n’avez pas encore tout vu… Une Petite Chose comme vous est capable de les avoir menacés ; je me demande bien de quoi ! Quant à l’auteure – responsable de cette « liberté d’expression » si chère au Quotidien, moi en l’occurrence – elle vous a classé parmi les personnes dont il convient de s’ «occuper » ; en troisième priorité.

    EN ESPÉRANT UNE TRÈS PROCHAINE « LIBERTÉ DE LA PRESSE », ICI, À LA RÉUNION…

     

    En conclusion, Thierry n’a pas supporté du tout que l’on rit à ses dépens : tout humour  écarté, il aurait menacé Zinfos d’un procès ; IMAGINEZ L’AUDIENCE !!

     

    Ce qui n’empêche pas que cet olibrius publie, dans le Courrier des Lecteurs du Quotidien du 05 Mars dernier, sous le titre : « LA PARANO DES PSEUDOS » et sous sa signature, cette phrase osée : « Nos pages « Courrier des lecteurs » accueillent les débats, tous les débats, dès lors qu’ils ne contreviennent pas à la loi ou à la morale. »

     

    Vous l’aurez compris : dans la petite tête de Thierry, une investigation suivie d’un article de fond – ou même, simplement, un Courrier des Lecteurs différant de la bouillie pour les chats quotidiennement publiée – portant sur la CONSTRUCTION ILLÉGALE et LA FRAUDE FISCALE QUI EN RÉSULTE, ICI, À LA RÉUNION, contrevient à la LOI et à la MORALE…VOILÀ !

     

    La suite de cette rubrique sera consacrée à la base de la corporation : les « Journaleux-peï », dignement représentés par Messieurs Bruno GRAIGNIC du JIR et Pierre-Yves VERSINI du Quotidien. 

     St-Denis, le 14 juillet 2013.

     

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